AFRIQUE CENTRALE. De Père en Fils, le virus de la succession de Père en Fils au Congo-Brazzaville, Gabon, Guinée Equatoriale et maintenant le Cameroun

Le nom de Franck Emmanuel Biya, le fils aîné du président camerounais, est de plus en plus cité dans les cercles du pouvoir de Yaoundé comme successeur naturel de son père éponyme Paul, 88 ans. L’ aile dure du Rdpc au pouvoir, dont l’égérie est Jacques Fame Ndongo, verrait d’un mauvais œil le coup de pouce de Chantal Biya qui abattrait ses cartes pour préparer son jocker Ferdinand Ngoh Ngoh, le puissant secrétaire général à la présidence.

Selon nos sources, les noms de ses potentiels successeurs donnés, à titre confidentiel, par Paul Biya à la France, au cas où l’irréparable venait à se produire, ne sont pas du goût de l’aile dure du pouvoir de Yaoundé. Pour la petite histoire, Paul Biya, selon de bonnes sources, aurait confié, au cours d’une audience à l’ambassadeur de France à Yaoundé, que ses préférés étaient Laurent Esso, Ousmane Lamine Mey et John Nguté. La stratégie de ces caciques pourrait-elle déboucher sur une présidentielle anticipée? S’interroge t-on dans des milieux diplomatiques de Yaoundé. Selon certaines indiscrétions, des pro Franck Biya s’activent, en toute discrétion, en occupant déjà l’espace médiatique nationale. « Des groupes de presse se créent à une vitesse éclair. Ainsi serait-il le cas de BNews(bouquet canal plus 395), une chaîne de télévision créée, semble t-il, pour les besoins de soutien à Franck le moment venu. Vrai ou faux? Difficile d’en savoir davantage dans un pays où les « kongossas » vont plus vite que la vérité. Une chose est probable, dans un kilogramme de « kongossa » il y a parfois 10 grammes de vérité.

Pour l’instant, confirme une source bien introduite dans les cercles du pouvoir de Yaoundé, Franck Biya n’est pas intéressé par cette offre politique. Le jeune homme de 51 ans a plus la tête dans ses affaires: bois et autres placements financiers.

Situation quasi identique à Brazzaville. Le dernier scénario qui circule dans certains milieux politiques de la capitale congolaise serait de preparer Denis Christel Sassou Nguesso à prendre le secrétariat général du PCT au pouvoir. Ce sera, spécule t-on à Brazzaville, au cours d’un congrès extraordinaire qui enverra l’actuel secrétaire général Pierre Moussa à la tête du sénat. Ce passage du jeune Kiki, pour les intimes, à la tête du PCT, devrait l’aider à se vêtir d’une étoffe politique. Pour y parvenir, Ines Ingani et Valdimir Mvouba, respectivement principaux responsables des organisations des femmes et des jeunes du PCT, sont présentés comme proches de Denis Christel Sassou Nguesso.

S’il est vrai que Kiki n’a jamais lui-même répondu à ces spéculations qui lui prêtent une visée de présidentiable, tout porte néanmoins à croire que l’activisme humanitaire, à travers sa Fondation Perspectives d’Avenir- aujourd’hui en faillite- crève les yeux sur ses intentions politiques réelles.

De son côté, Ali Bongo, comme dans un jeu de ludo où damier, avance son pion , Nourredine Bongo Valentin, son fils, désormais au cœur des décisions présidentielles à Libreville. Quoique Omar Denis Junior reste en repérage, Nourredine Bongo, son neveu, bénéficie de l’onction de son père de président et, aussi, de sa présence dans les hautes sphères de décision à Libreville.

De tous les 3 prétendants, seul

, Teodorin Obiang Nguema, le fils éponyme du président équato guinéen, a déjà toute une voix tracée pour succéder à son père. Vice-président de la République de Guinée Équatoriale, Teodorin attend, sans crainte, que son heure gloire sonne.

La bible renseigne cependant que les pensées humaines ne sont pas les pensées Dieu. Qui vivra verra.

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Alphonse NDONGO