SOCIAL. Firmin AYESSA a volé ma pension de retraite

Les retraités congolais se sont surnommé les « mal traités ». Depuis plusieurs mois, l’Etat ne verse plus les pensions. Abandonnés à leur triste sort, ces hommes et ces femmes implorent en vain les autorités, afin de faire bouillir les marmites à l’occasion des fêtes de fin d’année. Alors que DSN s’adressant le 23 décembre 2020 aux parlementaires réunis en congrès a déclaré que « les bourses des étudiants comme les pensions de retraites sont des créances exigibles à l’Etat« , les concernés se retrouvent face au mutisme du gouvernement.

En cette fin d’année 2020, j’ai une pensée pour les fonctionnaires retraités, donc nos ainés. Et voici 30 mois que l’état congolais se moque d’eux. Pour certains, pas un seul versement, c’est du jamais vu. Pour d’autres, ils sont sur le chemin de croix. De la constitution de dossiers à la délivrance du carnet de pension. Ce parcours dure 3 ans et plus. La faute à personne. C’est le système qui veut ça. La génération de 1965 à 1970 arrive d’ici quelques années à la retraite avec la boule au ventre, la peur de devenir des mendiants de la société. Le gouvernement a nommé Firmin AYESSA, retraité lui-même et âgé de 69 ans, pour trouver des solutions rapides à la situation des retraités. Deux évidences s’imposent à notre analyse : Firmin AYESSA n’a la capacité de mener la reforme de retraite à bien. Ne peut rien faire pour le fonctionnaire congolais et constitue un frein à l’émancipation ou à l’épanouissement du travailleur congolais. Par contre, Firmin AYESSA ne peut pas nier qu’il a volé l’argent du contribuable congolais et donc des fonctionnaires retraités, ceux là qui cumulent plusieurs mois d’arriérés de pension impayée.

Firmin AYESSA a volé mon droit

Quel est ce fonctionnaire congolais, une fois admis à la retraite, ne manifeste pas une émotion devant ses collègues. C’est généralement un moment fort. Or souvent à ce moment là, le fonctionnaire retraité pleure dans l’âme, dans son intimité propre car devant lui se trouve la misère et la souffrance. Je me demande si Firmin AYESSA a pris conscience de la gravité de la situation dans le pays. Le droit du retraité est bafoué. Lui-même retraité de 69 ans a peur de faire valoir son droit. Par conséquent bien que fatigué et surtout médiocre, Firmin AYESSA n’a pas le courage de prendre un repos mérité à son âge.

Guy MABOUNDA